RSS

Créer l’impact

“Si on est droit, on n’a pas besoin de donner des ordres pour être écouté. Si on ne l’est pas, on a beau donner des ordres, on ne sera pas suivi”

Confucius

Vision assez optimiste qui consiste à croire que le charisme est générateur de partage…

Mais dans un monde où l’on est mal informé, où celui qui a du charisme est celui qui passe à la télé (coûte que coûte même dans Secret Story… :-/), où celui qui est écouté parle surtout plus fort que les autres, met la forme et les slogans en avant plutôt que le fond, pouvons-nous suivre Confucius?

Pour être écouté, il faut aussi susciter et créer l’écoute…

Ce n’est pas le reportage télé pendant le repas du soir qui permet l’écoute puisqu’il devrait couper l’appétit parfois…

Ce n’est pas le petit temps de pause entre deux activités qui permet l’écoute, lorsque l’esprit s’évade vers d’autres préoccupations.

L’écoute existe dans des moments privilégiés qu’on accorde à l’autre et qu’il nous accorde en retour. La droiture ne suffit plus, sinon la haine ne sèmerait plus ses ravages et ne séparerait pas des populations qui pourraient vivre côté à côté.

Et l’écoute de l’autre ne suffit pas pour susciter l’engagement et espérer qu’il nous suive dans des combats qui nous semblent justes. Pour cela il faut encore écouter aussi le temps qui passe et qui file dans un seul sens et n’efface pas les combats et le sang.

Comment créer l’impact?

On le trouve dans certaines associations où des personnes qui ont décidé d’écouter le temps se prennent en main pour travailler avec d’autres sur le projet de l’un d’entre eux et d’apprendre dans l’action.

Personnellement j’ai compris assez vite que les partis politiques n’étaient pas des moteurs pour les envies d’agir. Mais ailleurs, il existe des groupes de volontaires qui avancent ensemble pour les autres qui n’écoutent pas le temps, qui n’écoutent pas la vie, parce que c’est pas le moment et c’est devenu tellement difficile sans visibilité vers un futur envié…, si difficile quand on subit l’acharnement du sort…

Et Chopin, qu’en dit-il?

 
3 Comments

Publié par le 31 mars 2011 dans Uncategorized

 

Ils voulaient des bras…

 

… et ils eurent des Hommes.

Cette phrase est de Max Frisch (écrivain de langue allemande de Zurich, 1911 – 1991)

Malgré les années passées, cette phrase évoque des débats très actuels pour les ressources humaines, à l’heure où l’on recherche à humaniser la gestion et le management.

Elle fait aussi écho dans d’autres sphères!

Les bras s’expriment.

Les bras s’ouvrent ou se ferment.

Les bras participent, les bras se retirent.

Le management des bras obéissants laisse donc place au management des bras commandés par des hommes.

Le commandement des bras armés se défile pour l’interconnexion des bras surfeurs…

Et on veut déjà des bras qui créent, qui s’impliquent, des bras qui s’élèvent et qui acclament.

Les bras ne veulent plus d’homme providentiel, car les bras ne veulent plus applaudir les discours.

Les bras voudraient plutôt saisir mais ils continuent de jeter au loin.

Les bras ne veulent plus savoir qui va les unir mais comment se lier les uns aux autres…

Ils voulaient des voix, et ils eurent des hommes… RDV en 2012.

(tableau : Danse, Matisse)

 
Leave a comment

Publié par le 29 mars 2011 dans Uncategorized

 

La philosophe commerciale

Petite interrogation sur le mélange des genres…
J’étais dernièrement  en formation, et on m’a rapidement attribué un surnom en hommage à la spécificité de ma formation, vis à vis de cursus plus traditionnels qu’on peut rencontrer en cabinet de Ressources Humaines. Philosophe de formation, commerciale de métier, (RH de spécialisation…)
Parallèlement, on entend les recruteurs affirmer qu’ils s’intéressent aux profils issus des Ressources Humaines, notamment dans les métiers des services, ou du marketing, du recrutement, ou liés aux questions d’organisation. Plus rarement pour les besoins en commerciaux.

Dommage.
Si l’on sort des clichés et de la vision du commercial prêt à tout pour vendre son produit et ses services additionnels au mépris de son acheteur considéré comme le pigeon de service, bref, si on considère objectivement et sans langue de bois que le commercial est un facilitateur de réponse à un besoin existant (besoin essentiel ou pas…), on peut aisément imaginer Socrate parcourant les rues d’Athènes avec des I Phones et des I Pad à vendre avec toutes les options possibles parce que c’est une révolution…J’y reviens plus bas.
Mais il est nécessaire aussi de s’imaginer le philosophe autrement qu’en dandy chemise ouverte discours en or qui brille…. sur les plateaux télé et dans les cabinets de l’Elysée (je vise quelqu’un???), et autrement aussi que l’extra-terrestre sur une planète très éloignée des sphères matérielles qui ne sait pas accorder sa chemise et son pantalon parce que ce n’est pas si important…

Maintenant que la vision s’est éclaircie et qu’on a bien en face de nous un commercial de type humain et un philosophe du même type, poussons jusqu’au bout notre imagination en considérant qu’il s’agit surtout de la même personne.
Le commercial cherche à faire en sorte que le client/ prospect choisisse la solution qu’il lui propose, en réponse à une problématique définie ensemble.
Le philosophe soumet ses problématiques et ses solutions à la critique, la solution qu’il propose ayant d’autant plus de valeur qu’elle soulève le débat.

Méthodologie du commercial : il questionne son interlocuteur de manière à lui apporter la solution qui convient au besoin, en soulevant tous les doutes possibles car l’acte d’achat dans une relation durable doit être assumé jusqu’au bout afin d’encourager un rachat futur, une fidélisation, etc.
Méthodologie du philosophe : il questionne les mots, les idées, les sciences, les résultats, de manière à déceler de nouvelles problématiques et apporter des solutions, des nouvelles idées, qui encourageront d’autres personnes à comprendre et interroger de nouveau ces solutions…

Raisonnement tordu pour simplement soulever des similitudes d’état d’esprit.
Socrate, une des références les plus anciennes des philosophes pratiquait plutôt le coaching, puisque par l’art de la maïeutique, il permettait à ses interlocuteurs de puiser dans leurs propres ressources les réponses adéquates à leurs questions. Mais le nombre croissant des passants et sophistes qui recherchaient sa conversation est un bon signe de développement de son offre…
On peut par contre difficilement imaginer Descartes ou Kant, ou d’autres dans un métier relationnel… Mais aujourd’hui encore, ils vendent leurs livres, et sont même inscrits dans des programmes scolaires et universitaires, ce qui crée une fidélisation récurrente! Les chercheurs continuent de réinterroger les solutions philosophiques de ces auteurs!

En tout état de cause, la philosophie offre au commercial un goût du questionnement et de la remise en question de ses propres pratiques et donc de la pratique de ses interlocuteurs qui seront ainsi à même d’évaluer l’intérêt de solutions proposées.

A quand la philosophie en école de commerce ou en formation initiale ou continue commerciale? C’est un vaste sujet, j’y reviendrai prochainement…

 
3 Comments

Publié par le 25 mars 2011 dans Uncategorized

 

Projet d’envergure pour capitale européenne

« Si c’était à refaire, je commencerais par la culture » déclara Jean Monnet en parlant certes en premier plan de sa vie, mais également plus subtilement sans doute du projet européen dans sa globalité, qui jusqu’au traité de Maastricht, avait quelque peu négligé cette dimension. Depuis, l’UE qui travaille au dialogue des cultures, vecteur de paix certes, mais aussi de définition d’une identité européenne, cherche encore un peu ses marques…

Jean-Louis Agobet, compositeur strasbourgeois et fervent défenseur des valeurs de l’Europe, souhaite depuis de nombreuses années apporter sa contribution à la dynamique de construction de l’identité culturelle de l’Europe et soumet régulièrement ses projets aux autorités locales; il avait proposé en premier lieu la création d’une structure à vocation pédagogique autour de la musique en direction des enfants, s’apparentant à une nouvelle forme d’artothèque dédiée aux compositeurs et à l’apprentissage de l’écoute.

Il nous soumet un nouveau projet, soutenu par l’association Strasbourg Coeur d’Europe qui demande notre soutien : il s’agit du projet ”Festival Européen des Orchestres Symphoniques de Jeunes” :

“Présenté dès août 2009 à la municipalité, ce festival se déroulerait durant l’été 2012. Toutes les modalités ont été élaborées soigneusement: 27 orchestres, 2000 musiciens, plus de 80 oeuvres, de Chypre à la Finlande et de la Bulgarie au Portugal, 27 pays présenteront à Strasbourg des concerts symphoniques gratuits par de jeunes musiciens de très haut niveau illustrant à la fois la diversité culturelle européenne et son homogénéïté.”

 De manière à influencer la municipalité, notamment l’adjointe au maire de Strasbourg, Mme Nawel Rafik Ariri, tous les volontaires sont appelés à se joindre au talentueurs Jean-Louis Agobet, qui rappelons-le vend des disques à travers le monde et a même été distingué lors des victoires de la Musique Classique.

 Personnellement, je suis sûre que le public répondrait présent, … et viendrait d’un peu partout en Europe également. Ce serait une manière d’envisager également la mise en oeuvre des Etats Généraux de la culture, issus du programme de Monsieur Roland Ries.

 Pour un rayonnement de l’identité culturelle de l’Europe…

.

 

 . 

 
1 Comment

Publié par le 23 mars 2011 dans Uncategorized

 

The new place to be…

Après quelques années de publications d’articles partisans et d’entraînement au dialogue sur plateformes virtuelles, je reviens sur la toile avec de nouveaux objectifs : au fil de mes expériences et de mes interrogations sur les relations que l’homme entretient avec l’entreprise et tous les types d’organisation en général, mon engagement humaniste a pris de nouvelles formes.

Il n’est pas facile de pouvoir cumuler au quotidien un emploi, une vie associative, un épanouissement privé et la publication de commentaires sur l’actualité qui nécessitent une prise de distance que seuls le temps d’arrêt et l’isolement ponctuel peuvent permettre de voir émerger…

D’où l’idée d’un blog qui laisse place à ce besoin de s’exprimer et qui fera le lien entre le quotidien et des échanges futurs sur des thématiques qui me touchent et pour lesquelles je souhaite apporter ma contribution citoyenne :

- l’homme et l’entreprise à l’heure des slogans qui vantent des relations “gagnant-gagnant”

- des sujets de société qui apparaissent au gré des événements … ou des stratégies de communication organisées en haut lieu.

Les clivages actuels autour de la défiance envers des hypothétiques responsables des misères sociales tendent à nous monter les uns contre les autres, pas toujours les mêmes, au gré des circonstances.

Je souhaite encore et toujours faire de la politique autrement. Et sans appartenance à aucun parti, aucun syndicat. Pour l’instant.

Je reprends quelques mots que j’écrivais ailleurs :

Et le citoyen engagé, il fait quoi quand il “fait de la politique”? Qu’est-ce qui se cache derrière ce verbe si vague, peu explicite et qui veut tout dire et rien en même temps : “faire”? Comment parler des travaux thématiques et comment traduire des actions ponctuelles, des événements, en expliquant que le grain de sable, loin de la société du spectacle, loin de l’effet coup de poing, participe à un projet de société, écoute les autres à travers le tintamarre et les murmures des anonymes mais aussi des entreprises, des institutions, des associations, des observateurs et acteurs du quotiden, propose des pistes exploitables ou pas, tout cela pour un projet qui prend le risque de ne jamais voir le jour? Sûrement parce que faire de la politique, ce n’est pas seulement agir pour un parti, mais c’est aussi entrer dans les débats en cours ou à venir, exposés ou discrets, et travailler pour un avenir dont on a pleine conscience et qu’on n’a pas envie de consommer, de voir défiler… de loin.

Ce ne sont pas les partis les plus importants pour ceux qui veulent vraiment faire de la politique, faire vivre la démocratie. Le parti portera sur la scène publique des travaux, des valeurs, mais le parti n’est pas une raison d’être… Il faut le façonner pour qu’il porte les projets le mieux possible, mais apparemment aujourd’hui, les projets sont façonnés en fonction des partis… en tout cas dans ce qui est visible.

 
Leave a comment

Publié par le 20 mars 2011 dans Uncategorized

 
 
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.